Bien sur, comme tout bon chantier archéologique qui se respecte, l'apéro était de rigueur avant le déjeuner et le dîner ! Rien de mieux pour se poser et détendre les troupes de nombreuses heures de travail sous un soleil de plomb (ou pas... ça pouvait arriver !). Bien entendu les boissons du sud étaient de la partie : Pastaga, muscat de Luuuuuunel con ! puis bières fraiches, et même selon les occasions: Clairette de Die, Blanquette de Limoux.
Pour éviter de passer pour le pochtron de service, mentionnons tout de même la présence de nombreux sirops dilués dans de l'eau bien fraiche pour désaltérer les gosiers :))
Santé et bonheur !!
samedi 27 octobre 2012
vendredi 26 octobre 2012
Ambrussum, c'était aussi, et surtout un haut lieu de spiritualité.Douches lustrales, danses de la pluie, prosternations, apéros rituels et libations diverses, cérémonies de la sainte ampoule,onctions d'huiles et crèmes (ou chrême ?) diverses. On voyait chaque soir une procession se former devant les douches.Le micocoulier abritait un scriptorium en plein air. On y pratiquait le culte de la déesse pince-à-linge, de l'homme-oiseau , et surtout la vénération de la Grande Déesse Moi
Signé La Grande Déesse Moi
Signé La Grande Déesse Moi
mercredi 24 octobre 2012
Bon, comme promis, voici une remise en mémoire d'un des moments les plus attendus de la vie Ambrussumoise, je veux parler du... topo ménage! Avouez tous que ça vous manque!
Je plante le décor : cela ce passe en général le lundi en extrême fin de matinée. Les bénévoles, anciens et nouveaux sont arrivés, on leur a fait les honneurs des locaux (eau courante, wc à la turque au début pour le dépôt de fouille, et douches bien sûr, casées entre trois parpaings sous l'escalier, en principe dotées d'eau chaude, mais ça, c'est quand le chauffe-eau veut bien marcher... Et l'électricité aussi, bien sûr! De quoi se plaint-on, je vous demande?).
Ils ont commencé à s'installer, et puis, l'heure de l'apéro arrive. Leur premier apéro aux nouveaux venus, avec découverte du pastaga pour certains d'entre eux (et chant des cigales, je confirme, plus il fait chaud plus elles chantonnent. Et plus elles chantonnent et plus nous on sait qu'on va crever de chaud sur le terrain!). Pour cette première fois, nous allons manger dehors, au dépôt. Tous se regardent en chien de faïence : on ne se connait pas, on se jauge, et parfois même, on essaie de deviner qui sera le "boulet" du stage! Les anciens, eux, ricanent, bêtement le plus souvent. Je me souvient du premier jour d'Olivier : il a bien fallu qu'il jette une boulette de terre sur la tête d'une des filles!
Donc, dans cette torpeur qui s'installe, soudain, JE, moi donc, prends la parole : "bon ben voilà, je vais vous décrire les tâches ménagères que nous aurons à accomplir pour le bien de tous et la bonne humeur générale". Pour beaucoup, là, déjà, le stage il commence bien! Faut faire le ménage maintenant!
Et là, la litanie démarre : petit déjeuner à préparer (le fameux café qui glougoute, mais aussi l'odeur du lait cramé et le bouquant en mettant la table!), les glacières à remplir pour la pause de 10h (sans oublier le saucisson, qui lui n'était pas de premier prix, contrairement au chocolat, et gagné de haute lutte par David. Parce que avant la rébellion de David, on n'avait droit qu'au chocolat! Et ceux qui n'étaient pas contents pouvaient être menacés de vache-qui-rit, c'est dire si les temps étaient durs...), glacières à vider à midi, les laver et remplir les bouteille d'eau (collectives, et on ne s'est même pas attrapé de cochonnerie! ça conserve Ambrussum!), les petits plats préparés par Michèle à amener à la cantine, la glacière de 4h, re vidage des glacières le soir, re amener les petits plats de Michèle à la cantine, et, très important, nettoyage des chiottes à la turque et des douches. Sur ce dernier point, mes gaillards, ne vous imaginez pas que je ne me rendais pas compte que c'était plus ou moins fait, voire pas fait du tout! Elle avait l'oeil, mamie, mais bon, elle pouvait pas passer son temps à faire suer son monde non plus...
Et pour finir, tout cela se terminait devant... un steack à la russe, recette que j'ai découverte à Ambrussum en 1993! Moi non plus je n'ai jamais vu ça ailleurs. Sorte de baptême des nouveaux, en quelque sorte...
Nota : pour les courgettes crues dans la salade, ça c'est un truc que j'avais pris chez Domi...
Mais tout cela n'était rien en regard de ce qui vous attendait pour l'après-midi : le topo du chef, scientifique comme il se doit, avec histoire du site, comment on rempli les fiches US, comment on numérote les US, les listings d'US, de faits, de coupes, de plan, de photo... Tout ça à l'heure de la sieste : ça roupillait sec dans les rangs. Et pour finir, quand même, visite de l'oppidum et du quartier bas!
Des bons souvenirs quand même!
Il y avait la mise en place des listes de corvéables, deux par deux, un ancien et un nouveau, qui n'était pas triste non plus...
Votre chef ménage
Je plante le décor : cela ce passe en général le lundi en extrême fin de matinée. Les bénévoles, anciens et nouveaux sont arrivés, on leur a fait les honneurs des locaux (eau courante, wc à la turque au début pour le dépôt de fouille, et douches bien sûr, casées entre trois parpaings sous l'escalier, en principe dotées d'eau chaude, mais ça, c'est quand le chauffe-eau veut bien marcher... Et l'électricité aussi, bien sûr! De quoi se plaint-on, je vous demande?).
Ils ont commencé à s'installer, et puis, l'heure de l'apéro arrive. Leur premier apéro aux nouveaux venus, avec découverte du pastaga pour certains d'entre eux (et chant des cigales, je confirme, plus il fait chaud plus elles chantonnent. Et plus elles chantonnent et plus nous on sait qu'on va crever de chaud sur le terrain!). Pour cette première fois, nous allons manger dehors, au dépôt. Tous se regardent en chien de faïence : on ne se connait pas, on se jauge, et parfois même, on essaie de deviner qui sera le "boulet" du stage! Les anciens, eux, ricanent, bêtement le plus souvent. Je me souvient du premier jour d'Olivier : il a bien fallu qu'il jette une boulette de terre sur la tête d'une des filles!
Donc, dans cette torpeur qui s'installe, soudain, JE, moi donc, prends la parole : "bon ben voilà, je vais vous décrire les tâches ménagères que nous aurons à accomplir pour le bien de tous et la bonne humeur générale". Pour beaucoup, là, déjà, le stage il commence bien! Faut faire le ménage maintenant!
Et là, la litanie démarre : petit déjeuner à préparer (le fameux café qui glougoute, mais aussi l'odeur du lait cramé et le bouquant en mettant la table!), les glacières à remplir pour la pause de 10h (sans oublier le saucisson, qui lui n'était pas de premier prix, contrairement au chocolat, et gagné de haute lutte par David. Parce que avant la rébellion de David, on n'avait droit qu'au chocolat! Et ceux qui n'étaient pas contents pouvaient être menacés de vache-qui-rit, c'est dire si les temps étaient durs...), glacières à vider à midi, les laver et remplir les bouteille d'eau (collectives, et on ne s'est même pas attrapé de cochonnerie! ça conserve Ambrussum!), les petits plats préparés par Michèle à amener à la cantine, la glacière de 4h, re vidage des glacières le soir, re amener les petits plats de Michèle à la cantine, et, très important, nettoyage des chiottes à la turque et des douches. Sur ce dernier point, mes gaillards, ne vous imaginez pas que je ne me rendais pas compte que c'était plus ou moins fait, voire pas fait du tout! Elle avait l'oeil, mamie, mais bon, elle pouvait pas passer son temps à faire suer son monde non plus...
Et pour finir, tout cela se terminait devant... un steack à la russe, recette que j'ai découverte à Ambrussum en 1993! Moi non plus je n'ai jamais vu ça ailleurs. Sorte de baptême des nouveaux, en quelque sorte...
Nota : pour les courgettes crues dans la salade, ça c'est un truc que j'avais pris chez Domi...
Mais tout cela n'était rien en regard de ce qui vous attendait pour l'après-midi : le topo du chef, scientifique comme il se doit, avec histoire du site, comment on rempli les fiches US, comment on numérote les US, les listings d'US, de faits, de coupes, de plan, de photo... Tout ça à l'heure de la sieste : ça roupillait sec dans les rangs. Et pour finir, quand même, visite de l'oppidum et du quartier bas!
Des bons souvenirs quand même!
Il y avait la mise en place des listes de corvéables, deux par deux, un ancien et un nouveau, qui n'était pas triste non plus...
Votre chef ménage
Ambiances
Qu'on me pardonne le tour peu archéologique de ce qui va suivre... c'est pour poser l'ambiance d'Ambrussum : c'est...
... l'odeur de l'usine Canigou, selon le sens du vent.
L'odeur de la pluie sur la terre quand il faut tout rentrer en catastrophe devant l'orage.
L'odeur (pas très agréable, celle-ci) du détergent pour nettoyer les tables et le sol de la cantine.
L'odeur (pas très agréable, celle-ci) du détergent pour nettoyer les tables et le sol de la cantine.
... le goût de la pause : saucisson et chocolat premiers prix mais meilleurs qu'ailleurs à cause du travail, avec le pain de la boulangerie où on va acheter aussi, de temps en temps, le dimanche, des fougasses aux gratelons divines. Et le drame quand des distraits ont oublié de mettre le saucisson dans les glaciaires...
Le goût des steaks à la russe (qui n'existent peut-être qu'ici), la bonne rouille des dimanches, et les salades pamplemousse - courgette crue (une autre découverte ambrussumienne, en tout cas pour moi). Les pâtes incessantes d'un été où la cuisine avait été fort monotone, sans doute des cafouillages dans les menus (oh, un gratin de pâtes ! et une salade de pâtes !). Mais non, Véro, je critique pas, ça fait de bons souvenirs à la fin...
Le goût de la confiture de fraises et d'abricots au petit-déjeuner. Et parfois les croissants (décidément, les fouilles, c'est bien, mais les dimanches, c'est encore mieux).
La fondue au chocolat d'un repas de fin de stage un peu orgiaque.
Le goût de la terre et des pastèques de la pause de l'après-midi — plus rare mais encore plus précieuse que celle du matin.
Le goût de la poussière lors des grands nettoyages au dépôt, quand il faut un chiffon pour se protéger des particules accumulées par les semaines de stage et que de toute façon on sort éternuer en courant.
... le glouglou du café mis en route par les deux de service, dans le dépôt encore ensommeillé.
La musique, quand on reste au dépôt pour trier les céramiques, la radio à pleins haut-parleurs.
La musique, quand on reste au dépôt pour trier les céramiques, la radio à pleins haut-parleurs.
Le cri primal de dix heures : Pauuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuse ! confié parfois comme une précieuse tâche, et alors on regarde sa montre avec fièvre, et de toute façon on se fait moquer parce qu'on ne sait pas crier assez fort.
Le bruit de la pluie sur l'Algeco (avec en prime l'odeur de la sueur du matin de tous les fouilleurs rassemblés dans l'abri).
Le bruit de la truelle qui change de strate.
Le bruit de la pioche qui a heurté un seuil.
Les inénarrables CD de Bertrand, qu'on écoute dans sa voiture en allant au chantier ou sur le retour. Et dans un autre style mais un peu plus récentes, les musiques de Jéjé...
L'accent pour dire "Ambrussomme", mais au fait, dit-on "Ambroussoume" ou "Ambroussomme" ?
Le bruit, à l'heure sacrée de la sieste, des adolescents en scooter — lorsqu'ils ne sont pas en train de squatter le mur de la place.
Je pense qu'il doit y avoir aussi les cigales, mais j'avoue que je ne suis plus sûre.
Je pense qu'il doit y avoir aussi les cigales, mais j'avoue que je ne suis plus sûre.
... les ampoules plein les mains, qui s'endurcissent et finissent par partir. Le poids des jerricans pour arroser le bidime en fin de matinée, et contribuer aux ampoules.
Le contact rafraîchissant et surprenant des vers de terre, parfois lancés au visage de ceux (surtout celles) qui ne les supportent particulièrement pas. Les boulettes de terre qui passent joyeusement par-dessus les limites de secteur avec les vers et mettent un peu de désordre dans ce monde de minutie.
Le mélange terre et crème solaire en début d'après-midi lorsqu'on se tartine à tour de rôle. Une couche de crème, une couche de sueur, une couche de terre, une couche de sueur, une couche de crème, une couche de terre... et le soir la douche bienvenue (même quand elle est froide).
La baignade qui remplace parfois (ou complète) la sieste de midi à quatre, et le plaisir de se décrasser un peu dans l'eau du Vidourle.
La baignade qui remplace parfois (ou complète) la sieste de midi à quatre, et le plaisir de se décrasser un peu dans l'eau du Vidourle.
... l'éblouissement de la chaleur même sous le bob.
Les tee-shirts orangés et verts de Mathilde (qui en a une telle collection qu'elle en prête volontiers quand il y en a besoin).
Les nuances des strates (gris cendreux, gris très cendreux, gris rouge, tu vois, là c'est plus foncé, et là c'est limoneux, si, tu vois, là il y a un peu plus de noir). Les nuances de coups de soleil (rouge vif, rose pâle, zébré, rayé...).
Le nettoyage minutieux de la calade, pour une photo qui en met plein la vue. Et l'installation de l'échelle, qui sert parfois de tente contre le soleil, moyennant un peu de bidime.
Le nettoyage minutieux de la calade, pour une photo qui en met plein la vue. Et l'installation de l'échelle, qui sert parfois de tente contre le soleil, moyennant un peu de bidime.
Les belles visites du dimanche avec lever aux aurores organisées par Michiel un peu partout dans la campagne alentour. Et les visites à l'horaire de départ plus honnête en direction d'Arles, de Villevieille, et que sais-je encore...
La tektonik de la pioche pour une fête votive mémorable.
Les films foireux qu'on va voir au multiplexe (j'ai un grand souvenir du Roi Arthur : "ils m'ont torturée... avec des instruments..." première réplique, ou presque, du film. Ben oui, on s'en doutait en même temps) en mangeant du pop-corn, mais qu'est-ce que c'est bon de faire les gosses (et de faire les kékés en voiture avec fenêtres ouvertes et musique à fond...).
C'est aussi le Mazet et son protecteur, Saint Canard, à qui un culte secret est rendu à l'heure du café et autour de temples en parpaings. Mais chut, Renaud, l'esprit du Mazet, veille, et je ne peux pas en dire plus.
mardi 23 octobre 2012
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