Bon, comme promis, voici une remise en mémoire d'un des moments les plus attendus de la vie Ambrussumoise, je veux parler du... topo ménage! Avouez tous que ça vous manque!
Je plante le décor : cela ce passe en général le lundi en extrême fin de matinée. Les bénévoles, anciens et nouveaux sont arrivés, on leur a fait les honneurs des locaux (eau courante, wc à la turque au début pour le dépôt de fouille, et douches bien sûr, casées entre trois parpaings sous l'escalier, en principe dotées d'eau chaude, mais ça, c'est quand le chauffe-eau veut bien marcher... Et l'électricité aussi, bien sûr! De quoi se plaint-on, je vous demande?).
Ils ont commencé à s'installer, et puis, l'heure de l'apéro arrive. Leur premier apéro aux nouveaux venus, avec découverte du pastaga pour certains d'entre eux (et chant des cigales, je confirme, plus il fait chaud plus elles chantonnent. Et plus elles chantonnent et plus nous on sait qu'on va crever de chaud sur le terrain!). Pour cette première fois, nous allons manger dehors, au dépôt. Tous se regardent en chien de faïence : on ne se connait pas, on se jauge, et parfois même, on essaie de deviner qui sera le "boulet" du stage! Les anciens, eux, ricanent, bêtement le plus souvent. Je me souvient du premier jour d'Olivier : il a bien fallu qu'il jette une boulette de terre sur la tête d'une des filles!
Donc, dans cette torpeur qui s'installe, soudain, JE, moi donc, prends la parole : "bon ben voilà, je vais vous décrire les tâches ménagères que nous aurons à accomplir pour le bien de tous et la bonne humeur générale". Pour beaucoup, là, déjà, le stage il commence bien! Faut faire le ménage maintenant!
Et là, la litanie démarre : petit déjeuner à préparer (le fameux café qui glougoute, mais aussi l'odeur du lait cramé et le bouquant en mettant la table!), les glacières à remplir pour la pause de 10h (sans oublier le saucisson, qui lui n'était pas de premier prix, contrairement au chocolat, et gagné de haute lutte par David. Parce que avant la rébellion de David, on n'avait droit qu'au chocolat! Et ceux qui n'étaient pas contents pouvaient être menacés de vache-qui-rit, c'est dire si les temps étaient durs...), glacières à vider à midi, les laver et remplir les bouteille d'eau (collectives, et on ne s'est même pas attrapé de cochonnerie! ça conserve Ambrussum!), les petits plats préparés par Michèle à amener à la cantine, la glacière de 4h, re vidage des glacières le soir, re amener les petits plats de Michèle à la cantine, et, très important, nettoyage des chiottes à la turque et des douches. Sur ce dernier point, mes gaillards, ne vous imaginez pas que je ne me rendais pas compte que c'était plus ou moins fait, voire pas fait du tout! Elle avait l'oeil, mamie, mais bon, elle pouvait pas passer son temps à faire suer son monde non plus...
Et pour finir, tout cela se terminait devant... un steack à la russe, recette que j'ai découverte à Ambrussum en 1993! Moi non plus je n'ai jamais vu ça ailleurs. Sorte de baptême des nouveaux, en quelque sorte...
Nota : pour les courgettes crues dans la salade, ça c'est un truc que j'avais pris chez Domi...
Mais tout cela n'était rien en regard de ce qui vous attendait pour l'après-midi : le topo du chef, scientifique comme il se doit, avec histoire du site, comment on rempli les fiches US, comment on numérote les US, les listings d'US, de faits, de coupes, de plan, de photo... Tout ça à l'heure de la sieste : ça roupillait sec dans les rangs. Et pour finir, quand même, visite de l'oppidum et du quartier bas!
Des bons souvenirs quand même!
Il y avait la mise en place des listes de corvéables, deux par deux, un ancien et un nouveau, qui n'était pas triste non plus...
Votre chef ménage
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RépondreSupprimerQui aurait dit que les topos ménage aussi feraient de bons souvenirs ! Et encore, tu n'as pas parlé de la vaisselle, avec la super machine magique mais qu'y faut des gens qui essuient les verres, qui rangent, et surtout qui rincent avant, pendant que les autres nettoient les tables, chassent les retardataires, récupèrent les sacs qu'on retrouve toujours une fois que tout est propre et il faut remarcher dessus...
RépondreSupprimerJe ne savais pas que le saucisson était une victoire de David, mais tous mes remerciements rétrospectifs, parce que qu'aurait-on fait sans saucisson ?
Et le topo, ce que tu n'as pas dit, c'est que des fois il y en avait de rab, quand il pleuvait vraiment trop. Mais toujours à l'heure de la sieste... donc on continuait à roupiller vaillamment (mais à part l'horaire, c'était intéressant !)
Oui bien sûr, je n'ai pas parlé de la remise en ordre de la cantine : ça ne faisait pas partie du "service", on le faisait tous ensemble deux fois par jour, dans la joie et la bonne humeur! Sans compter qu'il fallait être dehors pour 21h30 pétante, le soir, parce que sinon l'alarme maléfique se mettait en marche toute seule!
RépondreSupprimerEt parfois, après qu'il ait vraiment trop plu, il fallait écoper!
Oui, vraiment, c'était bien Ambrussum : la preuve, les pires trucs sont devenus de bons souvenirs... Fou, non?